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 L'attente est toujours récompensée [Retour]

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Serge Helvitch
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MessageSujet: L'attente est toujours récompensée [Retour]   Lun 23 Fév - 3:08

[Juste un petit topo]

J’aurais décidément tout vécu dans ce quartier. Ici, chaque rue, chaque immeuble, chaque voiture, chaque sujet connaît mon nom, connaît ma marque, c’est plus qu’il me suffit, vivre dans le paradis déchu, dans ce qui devait être pour nous le nouvel El Dorado, loin de Brejnev, loin de la Nomenklatura, loin de tout, au pays de la liberté. Quelle ironie, nous avons recréer notre propre vie dans un déchirement de chaire et d’acier en maniant nos deux savoirs ancestraux, tuer et faire tuer.

De la petite échoppe juive des Kromov sur la rue Jefferson, rebaptisé la rue Tolstoï au restaurant Irkoutsk sur Lincoln Av. tout tourne pareil. Il n’y a pas une élite et un peuple, il y a des hommes et des dommages collatéraux. Tant à importer le caviar, autant en faire de même pour notre âme et notre bon vieil AK avait parlé un certain Brogliev il y a quelques années. Triste phrase pour un homme qu’on retrouva dans une benne à ordure pour une malheureuse histoire de coiffeuse.

Mais après, il restait notre quartier, nous, les « rouges », comme nous appelaient les autochtones sans comprendre que ce que nous fuyions étant exactement les « rouges ». Nous voilà reloger dans notre Little Odessa mais loin des rives ensoleillées de la Mer Noire, loin des ravissantes ukrainiennes affamées obligées de faire don de leur corps pour nourrir une famille modeste. Notre Little Odessa était différent, non que la prostitution et la misère n’y étaient pas absente non, non dans notre Little Odessa elle était, sous contrôle. Tout est sous contrôle : De la gestion de l’argent des parcmètres au trafic d’arme international.

Nous avons finalement fièrement servi les intérêts de Lénine. Je relis ses ouvrages pour retrouver le goût d’antan de mes premiers cours de lecture. Je m’aperçois que je ne vois plus la différence entre les deux systèmes qui se sont voués à la haine. En U.R.S.S., nous vivions sous la main de l’Etat nous vivions parce qu’il le voulait, aux Etats-Unis, ils vivent parce que je le veux. Ah, je crois voir la différence, dans le deuxième système, j’utilise mes qualités pour dominer les autres, voilà qui est finalement plus rassurant.


« On est arrivé patron. »


Un lourd bonhomme venait de se tourner du volant vers l’arrière ou perdu dans ses pensées, trônait le fier Helvitch. Il n’avait pas changé d’un iota, sa carrure toujours noble, arborant sa nouvelle fine barbe, pour le plaisir de ses dames mais également pour montrer une marque de supériorité. Il ne dit mot, se contenta de se gratter le nez et d’enfiler une paire de lunettes de soleil. Il sortit de son propre chef de son véhicule sombre et inquiétant.

Le chauffeur, un dénommé Boris en fit de même, il saisit un pied de biche en sortant. Il n’avait pas l’air aussi brute que la plupart des types qui bossaient pour Helvitch, en effet, contrairement aux précédents, son visage était fin, ses yeux clairs glaçaient le sang au moindre coup d’œil. Sa chevelure était blonde ce qui le rendait aux yeux des autres Russes particulièrement étrange. Il était vêtu comme son patron du soir, un costume sombre et une belle cravate rouge. Mais il y avait un autre occupant, sur le siège avant, celui là était beaucoup plus costaud, bah, il en fallait bien un. Le costume ne lui allait pas très bien, on le sentait plus dans une boucherie avec une blouse et un couteau à tailler une bavette pour les vieilles du quartier. Il ne sortit en revanche aucune arme.

La nuit était noire, pas de lune et le quartier désert. Une odeur de souffre envahissait l’endroit pas étonnant. Bienvenu dans la déchetterie des Russes, le vieux quartier industriel abandonné. Le véhicule stationnait sur le parking de l’ancienne usine de fruits Strogloff, le moteur continuait de tourner. Non loin, le pont de San Barrio et le canal artificiel qui rejoignait les docks contrôlés par les Marseillais. Helvitch jeta quelques regards suspicieux aux alentours bien qu’il ne vit presque rien avec ses lunettes.

Seul un réverbère à plusieurs mètres envoyait une faible lumière intermittente qui avait en tout cas l’avantage d’être discrète et d’attirait tous les insectes du coin, ce quartier étant reconnu comme étant le dépotoir de la ville : Les Russes avaient même eu l’idée de faire payer une taxe aux autres malfrats pour les laisser jeter leurs colis compromettants dans le secteur mais comme bien d’autres projets ambitieux, ce plan était tombé à l’eau.

Tombé à l’eau comme celui-ci. Serge ouvrit dans un geste élégant le coffre de la mercedes. Un type en costume, maculé de sang s’y trouvait, l’air effrayé quand il aperçut la silhouette menaçante du Russe s’approchait vers lui. Un bâillon sur la bouche l’empêchait de pousser des cris mais on devinant aisément ses gémissements et autres baragouinages des liens aux mains et aux pieds l’empêchaient enfin de gesticuler. Boris posa le pied de biche à ses pieds et alluma une cigarette. Et après avoir tiré une latte, et aussi naturellement que possible, il se saisit de son arme improvisée et lança deux coups en direction du type.

Le premier coup l’atteignit au foie et le second à l’épaule, malgré le bandeau, il poussa ce qui devait être un cri de douleur. Serge tout en se pinçant le nez, souleva le drap qui se trouvait sur le type, la victime portait des marques de coups de couteau assez profond en des endroits bénins. Sûrement pour le tenir à carreau avait on dû lui arracher les ongles, un ou deux doigts et lui effleurer le flanc avec une lame. Serge poussa plus bas son regard, heureusement qu’il avait posé quelque chose en dessous pour éponger le sang, il part en voyage avec cette voiture.

Il se redressa et fit un geste en direction de son deuxième homme de main tandis que Boris, son arme improvisé posé sur le macadam partit tout en savourant sa cigarette pisser dans un coin sombre. Le mafieux s’approcha ainsi de son patron silencieusement.

« Fais le nécessaire, il est à point. »

D’un coup de bras il le projeta du coffre et le fit tomber sur le goudron dans un bruit sourd. Là il le roua de coup. Au même instant Serge regarda encore les ultimes marques de sang dans son coffre. Il sortit un mouchoir et essuya une trace sur le pare-choc arrière que la victime avait faite en tombant La brute s’arrêta enfin, le type n’était pas mort mais dans les vapes. Boris rejoignit alors bientôt la troupe en sifflotant. Sans attendre d’ordre, il attrapa quelque chose dans la voiture, une pancarte. Il l’attacha à l’inconscient en la serrant au maximum au niveau de la gorge. Il attrapa enfin le pied de biche et le lança dans la direction de la brute qui, pris par surprise ne réussit pas à l’attraper.

Il fit tomber l’arme dans un fracas qui résonna dans le quartier sombre. Sans mot dire devant la maladresse de son homme de main, Serge repartit seul dans la voiture et claqua la porte. Il entendit tout de même un coup s’abattre puis le bruit du pied de biche qu’on pose au sol. Les deux hommes entrèrent calmement dans le véhicule et enlevèrent leurs gants qu’ils placèrent dans un sac en plastique qu’ils attachèrent. Les portières claquèrent et la voiture partit en direction du périphérique. Il valait mieux prendre la grande route plutôt que de revenir dans Little Odessa par le chemin le plus court certes mais aussi le moins discret.

Ils laissèrent derrière eux le cadavre d’un jeune homme, torturé et le crâne défoncé. Ce jeune homme ne savait pas qui étaient ces agresseurs, il ne savait pas quelle erreur il avait commise pour recevoir une telle punition. Il n’était qu’un cas parmi d’autres mais ici à Karandras, la mafia russe cherche à faire des exemples. Ainsi sur la pancarte on pouvait lire en italien « Je ne convoiterai plus les femmes de l’Est ».
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Lincoln Freeman
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MessageSujet: Re: L'attente est toujours récompensée [Retour]   Lun 23 Fév - 22:21

MJ On

Serge reprit le chemin de chez lui. Ses hommes de mains ne laissant aucune trace. Néanmoins, en regard des actions dans le genre, le ponte devra commencer à voir les conséquences de ses actions. De plus en plus, dans son quartier, des meurtres perpétrés. Certes, presque aucun ne le touche, mais c'est en faisant de telles démonstration que les guerres s'entament...

HJ: Wow, j'adore merci d'être revenu Wink

Il n'y a pas de gains de réput' puisque je le valide en une fois. Le message est clair, les Helvitch sont toujours vivants en Karandras Wink

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